ECHOPPE organise régulièrement des "voyages d'immersion", durant lesquels les visiteurs découvrent la "réalité terrain" des programmes ECHOPPE .

Ces voyages sont une occasion unique de découvrir l'Afrique subsaharienne, plus particulièrement le Togo et le Bénin, l'histoire de ces pays et la vie de ces peuples, et ce au travers de rencontres et de partages avec les artisans, agriculteurs, et les femmes bénéficiaires d'ECHOPPE. Cette expérience permet d'être confronté à la pauvreté matérielle de ces gens, mais aussi et surtout à toutes leurs richesses qu'ils ne demandent qu'à partager avec vous.
 

Les Devoirs du Voyage
Les appréciations des voyageurs après 6 jours de découverte des programmes ECHOPPE au Togo. (Copie suit en texte sur page. Ici vous pouvez télécharger tout le document.)
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Les Devoirs d’un Voyage

Voyage D’Immersion 2012

3 - 11 avril 2012

Onze « immergés » et deux accompagnateurs ont fait ce voyage d’une semaine à la découverte d’ECHOPPE (Echange pour l’Organisation et la Promotion des Petits Entrepreneurs) au Togo, vieux de 22 ans et pleins de secrets à partager sur l’Afrique, les femmes, le développement et soi même. Voici les écritures de tout un chacun sur les expériences, « l’expérience » de ce voyage – écrits après six jours passés ensemble de route, de chaleur (humaine et climatique), de danse, de rencontres, et de « touristas » .

 

La question « guide » du devoir était : que voulez vous dire aux autres sur cette expérience ? Comment l’exprimer en quelques mots ?

La question aussi était retournée aux accompagnateurs sur : Que voulions nous des « immergés » après cette expérience ? Le devoir commence avec cette réponse d’abord, puis les autres.

 

Bev, co-fondatrice de l’association à part entière, (bergère par vocation) :

Chaque fois, je suis étonnée par la force des gens que je rencontre lors des voyages ; des gens qui ont vaincu les maladies, les assassinats, les cassures de famille, les « non-dits » - parfois de surmonter l’ insurmontable. Je rencontre des gens qui, en venant s’ouvrent à un partage d’eux même et d’essayer de comprendre le monde.

 

C’est une mise en cause. Pourquoi sommes nous nécessairement mieux ? Nos idées sont elles réellement les bonnes ? On rencontre les gens fixes – fixés dans leurs stéréotypes, l’image de l’Afrique et de l’Africain ou même des Belges ! Chacun vient avec sa propre croix apportant- leurs « insuffisances », leur cicatrices.

 

On voit que les gens sont, et le monde est, en réalité, le même partout. Ce voyage n’était pas que de vous faire souscrire comme « membre » d’ECHOPPE (chose que je pourrai aimer) mais un baptême plus qu’un goût d’eau, pour faire réfléchir chacun dans son rôle dans ce monde – d’ouvrir les horizons. La rencontre fait le voyage.

 

Nous avons traversé les montagnes, le chaud, les maladies. Quels cadeaux amènerions nous la prochaine fois à nos hôtes africains ? Comment les écouter, les filmer ? Que dire ? Maintenant le voyage commence………

 

Voyageur 1 : Je ne savais pas à quoi m’attendre en m’embarquant dans cette aventure. Eh bien, que d’émotions !

 

J’ai tout d’abord été frappée par la qualité de l’accueil qui nous a été réservé dans tous les lieux ou nous sommes passés : la chaleur des souries, la joie des chants et des danses, et des rires aussi, et la gratitude exprimée par les femmes et les hommes d’ici. D’où un sentiment de gène pour moi qui n’ai pas fait grand-chose, au regard du travail accompli par Beverly et Olivier et au quotidien par ces femmes et ces hommes.

 

L’admiration a été très présente en moi durant cette semaine, face à la vaillance de tous ces gens qui, du lever du soleil ou même plus tôt, jusqu’à tard le soir vaquent à leur activité, malgré l’ardeur du soleil, et le peu de ressources qu’ils en retirent. Le décalage m’a semblé immense entre ma vie d’européenne « riche », le confort dans lequel je vis, et les conditions de vie ici, la pollution, le bruit.

 

Je me suis parfois sentie mal à l’aise à cause de cela, ne me sentant pas à ma place ici. Que puis-je faire en retour, pour exprimer à mon tour la gratitude que j’éprouve devant toutes ces personnes qui m’ont donné une formidable leçon de vie ?

Donner de l’argent me semble être un engagement à minima.

Je ne sais pas encore quelle autre forme pourrait prendre mon action.

 

Le souvenir de la luxuriance de la végétation, de la beauté des visages, du chatoiement des couleurs sera un rappel.

La rencontre s’est aussi jouée au sein de notre groupe où nous avons pu croiser nos points du vue, nos visions du monde.

Le rythme de cette semaine a été soutenu. Nous avons découvert beaucoup de choses en peu de temps et la halte à Grand Popo m’a été bénéfique pour « poser les valises » et laisser se déposer toutes mes interrogations. Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Comment vivent tous ces gens ? Quels sont leurs rêves ? Qu’est ce qui les fait avancer ? Je n’en connaîtrai pas la réponse, étant trop éloignée d’eux par la culture et le mode de vie.

D’avoir pu les approcher, ne serait ce qu’un peu m’a beaucoup appris. Comme l’exprimait cette femme à ECHOPPE-Lomé, « on m’a fait confiance et maintenant je marche avec confiance ».

Grand Popo, le 9 avril 2012,

Françoise Maillard

 

Voyageur 2 :

« On apprend à marcher »

« Si cela ne va pas, tu marches courbée, à petits pas, en faisant attention où tu mets les pieds pour ne rien casser. 

Si cela ne va pas, tu peux en parler, ne pas le cacher.

Si tu ne sais pas rembourser 1000F tu rembourses 500F pour commencer. Tu retournes à ECHOPPE pour expliquer.

L’argent ne suffit pas, on apprend à marcher.

Le jour suivant, la semaine suivante toujours recommencer….

Un beau jour, tu redresses le corps, tu redresses la tête et ton pas devient plus assuré.

Tu peux maintenant marcher la tête fièrement levée, le pas allongé.

Et chaque nouvelle journée tu as envie de danser dès le lever…. » (Bessiké, femme émergeante)

D’Afrique et d’Europe : une même vérité.

Pâques 2012

Anne Massion

 

Voyageur 3 :

Nos regards se croisent :

« Qui es-tu ? »

« Comment peux tu être heureuse, alors que ta vie semble difficile ? »

« Et toi, pourquoi sembles-tu malheureux ? pourquoi te plains-tu toujours ? Qu’as-tu peur de perdre ? »

« Merci pour ta joie de vivre ! »

Philippe Decerf, immergé

9-4-2012

 

Voyageur 4 :

La nature a mal distribué ses bienfaits…..et l’inégalité règne sur cette terre ! Certaines ont tout ; d’autres n’ont rien reçu au partage (climat, etc…..). Seule la bonne volonté peut faire la différence et rétablir un équilibre ; Notre plongée dans l’organisation d’ECHOPPE : une petite association face aux autres grand groupes qui existent déjà de par le monde (UNICEF, ACF, Handicap International, etc) m’a permis de voir concrètement ce qui peut apporter une petite ONG, dans un respect des particularités, à la prise en charge et à la dignité des personnes qu’elle aide. Certes, nécessité oblige ! Mais le soutient extérieur, dans le respect, montre ici clairement la capacité de se prendre en change de ceux qui ont la volonté d’agir en se regroupant et en s’entraidant. Cette démonstration mutuelle de solidarité est la leçon que je retiens de ce voyage d’immersion, l’énergie des femmes, leur accueil chaleureux, leur modestie, me touchent beaucoup. Puisse cette attitude partagée faire école et ce modèle servir d’exemple dans la lutte mondiale contre le capitalisme… international.

Paule Marie Jansolin

10-04-2012

 

Voyageur 5 :

Dans les premiers siècles on pratiquait les baptêmes par « immersion ». Et puis il y eut les « baptêmes de l’air ». Aujourd’hui pour moi c’est bien un « baptême d’Afrique » auquel j’ai participé.

Quant à ECHOPPE je ne sais pas s’il s’agit d’un sigle, mais si le mot me convient bien (image de la boutique du moyen âge dont on refermait le volet chaque soir) en revanche s’il s’agit d’un sigle je n’y ai pas trouvé le F de femmes…

Il y a bien le C de commerce ? le P de Promotion ? ou Producteurs ? le E de Education ? (note d’éditeur : ECHOPPE veut dire Echange pour l’Organisation et la Promotion des Petits Entrepreneurs)

Ce qui m’a frappé :

- La dureté des conditions de vie

- La dignité (les femmes d’ECHOPPE)

- Les motos

- Les transports (cuvette sur les têtes)

- Les hommes ?

- La « machine ECHOPPE »

- Etals de mangues….ignames

- Les villages (forgeron?)

- Les témoignages à ECHOPPE

- L’accueil des visiteurs

- L’image que l’on donne.

 

- Les conditions de vie : Terribles, comment peut-on vivre sous un toit de tôle par des chaleurs comme ça ? Pas d’eau, etc……

 

- La dignité des gens qui refusent d’être photographiés ou filmés et c’est normal. En revanche, les femmes ont de beaux habits (à ECHOPPE !) elles ont une certaine fierté, elles sont joyeuses et dynamiques.

- Les motos – moyens de transport y compris familial (2 parents, + 2 enfants) Il y en a partout. Un miracle qu’il n’y ait pas plus d’accident de la circulation.

- Les « transports » la cuvette à tout faire, en alu, remplie de pains, de fruits, sans oublier le bois, les fagots..

- Les hommes : on ne les voit pas beaucoup. Le commerce ça me semble pas être leur truc. Ils semblent investis dans des activités de réparation.

- La « machine ECHOPPE » Bien rodée, bien organisée, pas étonnant de voir cet afflux de candidates qui voient leurs sœurs sortir de leur condition…

- Au bord de la route on voit quelques fruits en pleine campagne. Qui peut bien s’arrêter pour acheter ?

- Dans les villages : j’ai bien aimé la fabrique du savon et le forgeron, même s’il y avait un peu de mise en scène. J’ai regrette ne pas être allé à la rencontre des agriculteurs.

- Les témoignages ! Impressionnante Bessiké commerçante en bonbons qui sait captiver son auditoire et motiver ses consœurs.

- L’accueil des visiteurs avec des chants, des rythmes, ce n’est pas du toc. Leur fierté à nous présenter ce qu’elles savent faire.

- J’ai été mal à l’aise en traversant en voiture (et assez vite à mon sens) des rues avec des marchés de chaque côté : image de l’occidental nanti qui « survole la misère ».

Bernard Deschère

 

Voyageur 6 :

Auberge de Grand Popo (Bénin) le 9 avril 2012

En me promenant sur la plage hier soir, le hasard à voulu que je rencontre un très vieil africain. Assis au pied d’un cocotier il contemplait l’océan dans la tiédeur moite la nuit. Seuls les embruns de la vague et la brise venant de l’océan alimentaient un murmure continu. Le vieil homme m’a souri ; je l’ai salué et sans que je lui demande quoique ce soit, il s’est mis à me parler de son pays, de sa vie, de sa famille de son au-delà ! A aucun moment je ne l’ai interrompu. Son récit était harmonieux et uniforme. Des mots simples mais très précis agrémentaient son propos….. et ce n’est qu’à un moment donné que son timbre a changé ; que sa voix s’est colorée et que le ton de son discours a augmenté. L’histoire qu’il m’a conté et que je vous rapporte m’a beaucoup troublé et je tiens à vous la raconter.

Depuis la nuit des temps il y avait au Togo des hautes montagnes. La terre de ses montagnes était de très belle qualité, mais elle était sacrée et personne n’osait la prendre. La végétation luxuriante se composait d’arbres et de fleurs de toutes les couleurs. C’était un havre de paix.

En bas des montagnes, dans les plaines, les indigènes regroupés en petits villages vivaient difficilement sur des terres pauvres et quelques fois sèches. Une maigre agriculture et quelques animaux domestiques assuraient une bien maigre pitance et pour tout ce peuple la vie était pénible. La chaleur écrasante étourdissait tous ces êtres lorsque le soleil était à son zénith. Point d’espoir et aucun avenir ne se dessinaient. Alors que cette situation paraissait inexorable une étincelle provoqua une flamme………

Il y a environ 20 ans un monsieur blanc qui s’appelait OLIVIER arriva au Togo. Vivant parmi ce peuple démuni et voyant à quel point le quotidien était pénible il essaya de comprendre ces populations et leur demanda s’ils ne pouvaient pas faire autre chose. Pendant que les hommes étaient aux champs, sous une chaleur accablante, les femmes expliquèrent à monsieur OLIVIER que la terre était pauvre et qu’elles n’avaient pas d’argent. Après bien des discussions un petit noyau de femmes émit l’idée d’aller chercher la bonne terre sur la montagne…..mais celle-ci était sacrée il fallut demander aux grands chefs des villages si cela était possible. Après bien des palabres la raison l’emporta et les femmes courageusement commencèrent à gravir la montagne pour aller chercher la bonne terre. En parallèle de ceci monsieur OLIVIER qui avait de bonnes idées et surtout un grand cœur apporta un peu d’argent qu’il avait réussi à collecter très loin, au-delà des mers là où il était né. Cet argent fut prêté aux femmes avec engagement de remboursement et à la création d’une petite épargne résultant des bénéfices à venir.

Tout ceci ne se fit pas en 8 jours, mais progressivement avec courage et ténacité des femmes de plus en plus nombreuses édifièrent ce beau projet. La vie revint dans les villes et les campagnes. La bonne terre, le travail et les petites sommes d’argent prêtées furent à la base d’une réalisation humanitaire stupéfiante. Les premiers résultats furent très encourageants. Toutes les familles mangèrent à leur faim, les enfants purent aller à l’école et les soins médicaux prodigués redonnèrent un grand espoir à toute cette population.

Si un jour vous passez au Togo peut être rencontrerez-vous une de ces femmes souriante derrière son petit étalage ou son petit atelier, rayonnante et sûre d’elle avec son regard lumineux, elle vous expliquera avec moults détails que tout ceci a été fait grâce à monsieur OLIVIER et aussi avec l’appui extraordinaire de sa dame.

Dans leur grande dignité, elles occulteront certainement tout le courage et l’abnégation qui fut leur quotidien. Vous entendrez sans aucun doute dans leur propos le mot ECHOPPE et vous comprendrez alors pourquoi ces femmes d’ECHOPPE ont renversé les montagnes.

Yves Jean Ernst

 

Voyageur 7 :

Veni, Vedi, Vici (= « je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ») (César, empereur romain)

Afrique, tu nous prends dès la descente d’avion. Chaleur humide, senteurs fortes, cris, files d’attente, sourires, mots de bienvenue…….

Telle la femme lascive, tu nous envoutes, tu fais ressortir nos peurs ancestrales liées à l’inconnu, invité à la découverte, au plutôt à te survoler en quelques jours, toujours pressés par le temps car on veut tant voir en un minimum d’heures. Immersion ECHOPPE, contact direct avec la population, découverte des activités, partage des valeurs, des efforts faits et à faire, des besoins….

 

S’il faut des « moyens », il est nécessaire de valoriser l’effort, l’indépendance de la femme, sa volonté de réussir et de s’en sortir avec sa famille. Que de regards, de sourires, de chants qui resteront gravés dans nos mémoires, jusqu’à ce qu’ Alzheimer nous frappe. Nous avons volé quelques instants à l’Afrique, dès notre retour il faudra les partager pour pouvoir rembourser notre dette. J’ai achève notre récit car nous devons aller faire des achats dans Grand Popo. Daniel Decamps

 

Voyageur 8 :

Afrique de l’Ouest, je ne pensais pas pouvoir te découvrir de cette façon, un peu en dehors des sentiers battus, c’est fait grâce à la rencontre de Beverly et Olivier. Je les en remercie beaucoup.

Le plus beau souvenir que je garderai est la rencontre de ces femmes courageuses, énergiques qui ont voulu se redresser et qui deviennent des locomotives entrainant avec elles d’autres femmes.

Bien sûr, je garderai aussi dans ma tête leurs chants, les couleurs de leurs belles tenues. Qu’elles sont belles et dignes ces femmes africaines. Je leur souhaite de continuer encore plus loin mais aussi d’impliquer encore plus fort les hommes.

Chantal Decamps

 

Voyageur 9 :

Nous voici au 6eme jour de notre voyage « d’immersion » et je me rends compte que c’est une découverte de chaque instant, intensément riche.

Les rencontres avec les femmes émergeantes, leurs témoignages sur le travail accompli est extraordinaire. Elles savent être à l’écoute des plus démunis. L’espoir a été donné aux femmes qui ont pu prendre confiance en elles, et se mettre en route ensemble pour avancer et réaliser un projet de travail.

 

Des mots reviennent souvent : écoute, confiance, espoir, dignité.

La réunion de quartier à Lomé était fabuleuse. Après l’accueil qui nous a été fait par les chants, les échanges entre elles sur l’éducation, la prévention, et la maladie renforcent la solidarité. « En sommes, si on est deux on va faire ».

La visite de l’hôpital m’a fait prendre un peu plus conscience du fossé qui existe entre nos systèmes de santé. Le manque de moyens humains et techniques saute aux yeux et l’accès aux soins avec cette pauvreté reste difficile.

J’ai ressenti un grand malaise face à cette situation, étant moi-même dans la santé.

Partout dans les villages, les femmes travaillent dur pour faire avancer leur projet.

Bien sûr, j’ai conscience de l’opportunité qui nous a été offerte de pénétrer dans les communautés pour avoir un « aperçu » de leur quotidien. J’ai conscience de mener une vie bien différente de la leur, mais maintenant mon regard a changé et raconterai dans un premier temps ce que j’ai vécu durant ces quelques jours. Maintenant, comment agir et apporter une petite pierre à l’édifice ? C’est encore difficile de le savoir……

Merci à Beverly et Olivier de nous avoir permis ces si belles rencontres. Un petit bout de chemin est peut être en train de se dessiner…….avec ECHOPPE.

Anne Le Quernec

 

Voyageur 10 : A la découverte d’une Afrique méconnue

-Densité

-Authenticité

-tourisme

-noblesse

-Courage

-Pauvreté

-Paradoxe

-Paysage

 

ECHOPPE propose un voyage de découverte, d’une rare densité tant sur le rythme que sur les perspectives, centré autour des actions d’ECHOPPE, dont le fil conducteur est la rencontre avec les femmes aidées par les programmes d’ ECHOPPE et l’accueil dans les centres de Lomé, Atakpamé et Kara.

 

Quelques variantes ont permis de voir la clinique chinoise à Kara mais aussi une famille de forgeron qui, pour la première interpelle l’Européen par la faiblesse des moyens et qui pour l’autre permet d’observer le coté un peu factice du tourisme. Reste le cas paradoxal de Grand Popo qui nous laissait entrevoir le « paradis » après une parcours de route riche en aventures…

 

Ce qui restera gravé de façon indélébile, c’est la chaleur, chaleur du climat bien sûr, difficile à supporter pour nous habitants de pays tempérés mais aussi la chaleur de l’accueil des membres de la communauté d’ECHOPPE que ce soit à Lomé, Atakpamé ou Kara. Quelle gentillesse et quelle générosité !

 

Ce que nous montre ce voyage c’est la fantastique énergie de ces femmes accompagnées par ECHOPPE qui entrainent leurs sœurs dans une démarche d’autonomie. Car ce que l’on découvre c’est la stratégie globale de l’accompagnement à ECHOPPE qui intègre le social, la santé et l’économie.

 

Mais l’Afrique c’est aussi ses habitants, ses paysages, ses villages traditionnels, ses arbres, etc… Le touriste qui sommeille en nous y trouve son compte. Le voyage d’immersion permet d’observer tous ces aspects.

 

A l’issue de cette passionnante expérience se posent des questions plus « macroéconomiques » que face à toutes ces manifestations de soutien à des initiatives microéconomiques, que ce soit les petits entrepreneurs aidés par ECHOPPE ou plus généralement les petits vendeurs de rue, qu’en est-il du Togo, dans le cadre de la mondialisation ?

Eric Baudou

 

Voyageur 11 :

Avoir vécu avec Echoppe ce voyage d’immersion dans un pays d’Afrique noire, le Togo, restera un moment fort.
Pour moi, La découverte, la rencontre, l’échange constituent la trame de ces huit jours très intenses, où la chaleur nous a submergés, dès notre arrivée et ne nous a laissé aucun répit (42° C à l’ombre, à Kara).


Découverte d’un pays dont la situation économique et sociale nous ramène à plus de soixante ans en arrière, dans nos campagnes françaises.

 

La vie s’exprime partout à ciel ouvert, en ville et à la campagne. Marchés permanents s’étirent le long des rues et des routes.

Découverte des contrastes : la poussière, les plastiques envahissent tous les espaces urbains. Des femmes balaient les rues, d’une manière un peu dérisoire, exposées aux risques de la circulation qui ne s’arrête jamais.


Malgré des conditions climatiques difficiles, un environnement pollué, nous sommes surpris par la beauté et la propreté des vêtements aux couleurs lumineuses et chatoyantes.

La pauvreté s’affiche partout, mais les gens sont très dignes. Ils vivent dans l’instant, au jour le jour. Pour le reste, chacun s’en remet à la providence.


Comment ne pas imaginer le courage, la ténacité de ces gens qui se lèvent tôt et travaillent tard, dans des conditions difficiles à supporter.

 

Quelles motivations les poussent à marcher, à aller de l’avant ?

Echoppe nous a permis de découvrir quelques réponses.
Les femmes émergentes, exemples par excellence, nous ont accueillis avec le sens de la fête qui les caractérise : musique, chants et danses. Leur bonne humeur, leurs rires sont réellement communicatifs.


Pour une bonne part, c’est le résultat d’un travail d’accompagnement avec Echoppe.

Quel chemin parcouru entre le 1er prêt du microcrédit et leur situation actuelle.


Quelle fierté, quelle joie débordante et surtout quelle reconnaissance éternelle pour l’aide qui leur a été donnée, depuis vingt ans.


« Je n’oublie pas d’où je viens, et je continuerai à venir témoigner pour que d’autres puissent aussi croire en leur avenir » nous a affirmé Etse, la marchande de bonbons à l’unité, devenue grossiste. 


Echoppe, c’est véritablement l’étincelle qui permet l’explosion de l’énergie cachée au fond du cœur des femmes.

Le rôle des assistantes sociales dans le fonctionnement du microcrédit est non seulement original mais indispensable à sa réussite. Elles interviennent tout au long du processus. Leur objectif : assurer l’amélioration des conditions de vie pour toute la famille : scolarité et possibilité de soins pour les enfants, harmonie dans le couple.


Les femmes ne manquent pas d’imagination pour s’en sortir. Il suffit d’un coup de pouce pour développer leurs idées.
Le microcrédit est donc le déclencheur, le « prétexte » à ce développement.


Ce travail social, je le classe véritablement en premier.

Dans la rue, je me suis senti souvent mal à l’aise, étranger, un peu voyeur, incapable de sortir l’appareil photo.
Ne connaissant pas nos intentions, certains regards n’étaient pas forcément bienveillants.


La rencontre ne peut avoir lieu que lorsque chacun se met au niveau de l’autre. Et ce n’est pas facile, pour nous européens, encombrés de certains préjugés, de clichés d’une autre époque et forts de notre développement technologique.
Le curé de Grand Popo nous a surpris lorsqu’après avoir écouté la raison de notre présence au Togo et l’engagement d’Echoppe, nous a dit d’un ton très ferme : « Nous ne voulons plus connaître l’époque coloniale. Que l’Europe nous aide à mettre en application les droits de l’Homme ».

Au sein de notre groupe, reflet de notre société occidentale, j’ai pu constater à la fois certaines contradictions et une grande convergence de vue sur notre rôle dans l’évolution de nos sociétés.

L’échange est sans doute plus difficile à réaliser. Il suppose écoute et attention à l’autre. La barrière de la langue a empêché parfois les contacts directs.


Bev et Olivier ont su nous parler du chemin parcouru depuis plus de 20 ans, nous communiquer leur passion pour ces peuples africains qui souffrent, leur engagement toujours renouvelé pour aller de l’avant. Ils ont su nous transmettre, parfois avec émotion, leur sensibilité et leur amour des autres.

 

En tentant d’établir un parallèle avec mes différentes expériences professionnelles ou associatives, je trouve d’assez grandes similitudes. En milieu scolaire, il est aussi important de connaître celui à qui l’on s’adresse que le contenu de son enseignement. La détresse, je la côtoie dans le cadre de l’Aide alimentaire. Il faut du temps pour que la confiance s’établisse entre bénévoles et personnes accueillies. Quel bonheur pour ces dernières de ne plus avoir honte, d’être reconnues pour ce qu’elles sont.
Au cœur d’un centre social intercommunal, l’un des objectifs fondamentaux ressemble de très prêt à la philosophie d’Echoppe : ne pas faire pour mais AVEC les habitants ! N’est-ce pas la différence entre charité et solidarité ?

En résumé, ce voyage conforte le sens donné à mes engagements :
Trouver, chez l’autre, les qualités qui puissent lui donner confiance et l’aider à grandir !

Henri Vaux

 

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